Le blog d'Elsa Di Méo
Mardi 07 Septembre : Manifestation contre le projet de retraites du gouvernement. 10h30 devant la sous prefecture de Draguignan.
Mardi 07 Septembre : Réunion de section
Vendredi 10 Septembre : Conseil de délégation, conseil régional.
Samedi 11 Septembre : Réunion du Bureau fédéral du PS 83
Dimanche 12 Septembre : "Université Locale" du PS de Draguignan.
Lundi 13 Septembre : Visite de Michel Vauzelle dans des lycées Varois.
Lundi 20 Septembre : Réunion de la commission environnement du conseil régional.
Vendredi 24 Septembre : Conseil Municipal de Fréjus
Jeudi 30 Septembre : Désignation des candidats aux élections cantonales.
Retraites : le PS propose une réforme juste, efficace et durable
Des engagements clairs et crédibles :
- Conforter le niveau des pensions remis en cause par la droite par les réformes de 1993 et de 2003.
- Prendre en compte la pénibilité et revaloriser les petites retraites.
- Maintenir l’âge légal de départ à 60 ans parce que c’est une garantie indispensable pour tous les salariés usés par le travail et une liberté de choix pour tous les Français.
- Mettre à contribution l’ensemble des revenus, y compris ceux du capital. - Une réforme durable : un financement assuré jusqu'en 2025, et au-delà.
Des mesures précises pour assurer l’équilibre financier :
Il faut mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025. Pour cela nous proposons :
- 25 milliards d’euros mobilisés sur les revenus du capital, sans pénaliser la croissance
- 12 milliards d’euros grâce à l’augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations : plus 0,1 point de cotisations patronales et salariales entre 2012 et 2020.
- Des mesures fortes pour l’emploi des seniors. Cela permettra de dégager au moins 6 milliards d’euros, qui permettront notamment d’améliorer le niveau des pensions.
- 5 à 10 milliards d’euros grâce aux réformes de structure : incitations pour ceux qui le peuvent et le souhaitent à travailler plus longtemps.
Et pour sécuriser le système, nous alimenterons le Fonds de réserve des retraites pour faire face à toutes les situations grâce à une surtaxe de 15% sur l’impôt sur les sociétés acquitté par le banques.
Notre projet est donc complètement financé
Et nous allons au-delà, avec des réformes de structure :
La retraite choisie : un système universel et personnalisé : création d’un compte temps qui permet de faire ses choix de vie en toute liberté, prise en compte des années de formation et de stages.
Un socle de droits communs entre le public et le privé. Nous faisons rimer réforme avec progrès
À l’inverse, le projet du gouvernement est anxiogène, injuste et inefficace, il ne prépare pas l’avenir. Le recul de l’âge légal de départ pénalisera les carrières longues et n’assurera même pas l’équilibre du système. En ne modifiant que l’âge légal, il faudrait le reculer de plus de huit ans en 2050 pour résorber les déficits. Ce recul fera encore baisser le niveau des pensions : déjà, leurs réformes de 1993 et 2003 ont fait chuter les pensions de 20% ! Et il n’y a aucun engagement précis sur la mise à contribution des revenus du capital. La droite met en danger le système par répartition.
L’été a été difficile. L’UMP et le gouvernement ont tout osé. Heureusement, la rentrée s’annonce fortement sociale. La manifestation du 4 septembre a permis à tous les républicains de rappeler que les valeurs de la République des Lumières ont du sens. Le deuxième rendez vous de cette rentrée était la journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Et là, en voyant les nombreux manifestants, nous pouvions relever la tête de cet été si difficile.
Pour la première fois j’ai eu l’occasion de faire une manifestation en Corse. L’institut d’administration qui m’accueille comptait 100% de grévistes…pas mal non !
Si le mouvement de contestation à la réforme des retraites a été fort, il ne faut pas s’en contenter. Nous devons apporter des réponses concrètes au malaise politique qui traverse notre pays. Malaise dû au populisme et à la démagogie de ce gouvernement. Malaise dû à la brutalité et aux méthodes de celui-ci. Malaise dû encore à cette affaire nauséabonde de connivences entre les milieux de l’argent, les financeurs de la campagne de Nicolas Sarkozy et eux tenants de la politique fiscale et budgétaire de la France.
Je crois que nous avons aujourd’hui une responsabilité historique. Nous devons à tous le peuple de gauche et à tous les progressistes et républicains de réussir. Nous nous devons à nous même militants socialistes d’être à la hauteur. A la hauteur de ceux qui attendent de nous des réponses, des solutions pour mieux vivre demain. A l’université d’été du PS, Martine Aubry présentait la France que nous voulons. Je crois que nous devons construire un projet de société, un projet économique à la hauteur des grands enjeux qui traversent notre société. Il y a évidemment la question des retraites. Je crois que le PS est le seul aujourd’hui a proposé un projet qui allie à la fois la nécessité de justice sociale et la contrainte de pérennisation du financement de notre modèle de retraites. Mais depuis le déferlement populiste et démagogique de la droite sur la question des Roms et des gens du voyage il y a aussi besoin de porter un modèle de vivre ensemble républicain. Nous avons plus que jamais besoin de reprendre un vrai travail d’éducation populaire pour rappeler pourquoi le rejet de l’autre, l’exclusion et le repli sur soi, en plus de ne pas être une solution ne va pas de pair avec l’héritage des Lumières qui est le notre.
Au travail donc ! Nous avons les ressources pour trouver des réponses tant au plan local que national !