La loi est ainsi faite.
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Le blog d'Elsa Di Méo
Dimanche 20 Septembre : Fête de la Rose de l'Est Var, à Roquebrune sur argens.
Mardi 22 Septembre : Conseil Municipal.
Samedi 26 Septembre : Journée de travail de la Motion A à Paris
Dimanche 27 Septembre : Fête de la rose de St Raphaël
Jeudi 01Octobre : Consultation des Adhérents
Samedi 10 Octobre : Convention Nationale de ratification des têtes de listes pour les élections régionales.
Par deux fois, notre tribune pour le Fréjus Info n’a été publiée. En voici le contenu :
Lors de la séance du Conseil municipal du 12 juin 2008, nous nous sommes vivement émus et exprimés à propos de l’évolution récente des rémunérations perçues par M. Élie BRUN et cela au titre de sa seule qualité d’élu.
Il est acquis qu’à ce sujet l’argent du contribuable alloué à l’intéressé cumulait déjà les sommes suivantes :
5 427,33 €/mois ..................pour le mandat de sénateur
+ 162,82 €/mois ..................d’indemnités de résidence
+ 1 397,54 €/mois ..................d’indemnités de fonction
+ 6 141,33 €/mois .........d’indemnités de représentation en tant que sénateur
+ 1 485,43 €/mois d’indemnités de maire (indemnité limitée à cause du cumul des mandats)
+ 1 500,00 €/mois . d’indemnité au titre de vice-président de la communauté d’agglomération
(il s’agit d’un minimum, le chiffre officiel étant difficilement accessible)
= 16 114,45 €/mois soit 105 703,86 francs ou plus de dix millions et demi d’anciens francs.
Pensant néanmoins que la situation financière de M. Élie BRUN n’était pas suffisante, les élus de sa majorité l’ont gratifiée d’une "rallonge" mensuelle de :
+ 750 €/mois de frais dits de « représentation ».
Les conseillers municipaux concernés ont voté cela face à notre indignation et en invoquant que l’intéressé aurait des dépenses qui ne seraient donc pas couvertes par le montant déjà conséquent des revenus précités.
Or, et en supplément, la loi prévoit pourtant des avantages en nature substantiels au profit de l’intéressé et issus de son statut de sénateur. Peuvent être cités, entre autres (cf : http://www.senat.fr/role/statut.html)
• 40 aller-retours en avion par an entre Paris et Fréjus
• 6 aller-retours en avion par an entre Paris et le reste de la France
• Une carte de transport SNCF illimitée dans toute la France
• Un restaurant réservé
• La possibilité de prêts immobilier à 2% pour acheter des appartements à Paris et dans le Var.
Pour mémoire, il est nécessaire de rappeler que le surplus de 750 € concédé chaque mois à M. Élie BRUN pour ses « représentations » est supérieur au montant mensuel du minimum vieillesse ou de l’allocation pour handicapé et correspond, à 50 € près, au R.M.I. d’un couple vivant avec un enfant.
Au moment où le pouvoir d’achat de nos concitoyens subit depuis de très nombreux mois une pesante pression croissante à la baisse, la majorité municipale et M. Élie BRUN entendent bien, outre soustraire ce dernier au régime commun de ses administrés, accroître une aisance qui par définition n’en a nul besoin.
Et les mêmes nous disent qu’il faut réduire la dépense publique !
Charité bien ordonnée commence d’abord par soi-même !
Le groupe « Fréjus, c’est chacun de nous ! »
La loi est ainsi faite.
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Réunion Publique
de la liste
"Fréjus,
c'est chacun de Nous !"
Avec
Elsa Di Méo
Jeudi 06 Mars 2008
a partir de 18h30
Salle du Sextant,
Avenue de Provence

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Fréjus, 5ème circonscription du Var. Je suis sur la côte. Le paysage de vacances me scie les jambes. Je crois que je resterais volontiers le reste de la journée dans une ces chaises longues que j’ai vu devant le bar où on attend l’heure de la réunion. On s’est posé au « Cuba bar »?Je suis quand même allé remettre de l’ordre dans mes notes chez mes amis Belkodja, militants de longue date en acier trempé sur c?ur d’or. Sur la terrasse de la maison il y avait un petit vent léger qui aurait été bien propice à la sieste. Ensuite on est descendu à pied jusqu’à la salle de réunion. Sur le perron m’attendait la candidate, juste à côté de sa voiture caravane de campagne. Les traits un peu tirés racontent la fatigue. Les yeux brillants disent l’exaltation de l’action. C’est Elsa Di Méo, la candidate socialiste ( http://elsa.di-meo.2007.over-blog.com/ ).. Un pas en retrait, voici sa suppléante, une autre femme sans peur, Colette Pitol-Laugier. Ici c’est dur d’être de gauche. Très dur.
Ici exhulte la droite d’évidence. Celle qui se laisse aller parce qu’elle se sent moelleusement installée comme dans son nid sur cette côte superbe pourrie par l’argent roi. Ici la loi SRU et les 20% obligatoires de logements sociaux sont considérés comme une obscénité bolchevique sans signification concrète. Les notables préfèrent payer des amendes plutôt que de devoir atteindre fusse même un pour cent de tels logements insensés. Quoiqu’il en soit, les mains blanches ne peuvent vivre entre elles. Les gens qui travaillent sont là aussi, relégués de toutes les façons possibles. Et il y a 18,3% de chômeurs. Un score de friche industrielle. Même au soleil la misère est dure à vivre. C’est pourquoi la droite et son flanc garde du Front national redoublent d’effort pour convaincre les pauvres de voter comme s’ils étaient riches. Les deux cultivent la haine de l’autre, le basané, le chômeur assisté et ainsi de suite avec soin, application et constance. Car si seuls les riches votaient pour la droite qui les représente, aucun député de droite ne serait élu ici non plus. Partout le peuple est le plus nombreux.
Le député sortant UMP est maire de Saint Raphaël. Un barbare en smoking, signataire d’une pétition réclamant le rétablissement de la peine de mort, actif soutien de la loi affirmant les bienfaits de la colonisation. Son petit camarade maire de Fréjus et lui se détestent. Mais ils se soutiennent dans l’épreuve du suffrage universel dans la mesure où chacun tient l’autre à la gorge. Le maire de Fréjus c’est un autre barbare vulgaire et grossier qui prétend qu’un ancien ministre (c’est de moi dont il s’agit) doit lui demander l’autorisation avant de venir tenir une réunion « chez lui ». Donc je n’aurais pas droit à l’accueil courtois dont on m’honore en toute courtoisie républicaine presque partout où je passe. Et, bien sûr, mes camarades n’auront pas droit à la grande salle qu’ils avaient demandée. Le maire a dit « de toute façon vous serez trois pelés, alors c’est pas la peine ! » Celle qui nous a été attribuée est confortable mais trop petite et trop mal ventilée pour être remplie comme nous l’avons fait puisqu’il y avait près de 150 personnes. Enfin il a fallu s’habituer à parler entre les passages de train puisque la voie ferrée longe la salle? N’empêche que ça m’amuse. Pourquoi est-ce que ce sauvage se met en transe comme ça alors que toute la droite pense avoir la partie gagnée d’avance ? J’ai vu le phénomène en action. Elle s’appelle Elsa Di Méo. Elle a 25 ans, travaille au lycée en finissant sa thèse et fonctionne à deux cent à l’heure. Depuis des mois elle parcourt la circonscription village par village, presque maison par maison. Les anciens qui viennent me toucher la main sont en extase. Depuis combien de temps ils n’avaient pas vu ça ! Un leader de choc, inépuisable d’énergie et qui sait tout faire : écrire les tracts, mener une équipe de campagne, faire les discours sans peur et avec humour, tondre les moutons au village et accoster les machos sans ciller ! Ce n’est pas une professionnelle de la politique, juste une vraie personne engagée qui fait tous ces efforts parce qu’elle croit à ce qu’elle pense. Pas la gauche branchouille, la vraie, celle qui milite, tracte, discute, essaie de convaincre chaque personne qui vient à sa rencontre, se cotise, se dépense sans compter et sans demander de retour sur investissement. Elle est à la tête d’une équipe, d’un collectif. Tous ont des états de service militants de terrain confirmés. Du coup, de droite ou de gauche tout le monde découvre et réalise. On découvre une façon de faire de la politique où la candidate dialogue et agit. Rien à voir avec le potentat arrogant qui se contente d’aller dans les beaux endroits se montrer de temps à autre aux belles personnes qui de toute façon n’ont besoin de rien et surtout pas de lui. On réalise que le député sortant n’est jamais venu ici, ni là non plus, ni dans cette boutique en bas de chez lui, ni là bas où on vote pourtant pour lui depuis toujours. Dans l’arrière pays surtout (« on dit le haut pays, monsieur le parisien, et c’est pas parce qu’on est de l’arrière pays qu’on est des arriérés ! »). Et ainsi de suite. Au point que même les gens de droite se disent qu’il est temps d’en finir avec un tel rentier de la politique. Ca serait bien. Le maire de Fréjus s’appelle Elie Brun. Je le plains, ce pauvre type. Dans une réunion publique de soutien au député UMP, il s’exclame : « c’est quoi cette madame Di Méo, elle est mariée avec un arabe, elle a honte de son nom ! ». Dire que le député s’appelle Jordi et non pas Georges comme c’est marqué sur ses affiches et qu’il est le rejeton de réfugiés politiques espagnols ! Ni Elie ni Jordi n’ont peur d’attiser des braises qui pourtant les rôtiraient eux aussi, si le feu qu’ils attisent prenait dans les têtes brûlées du coin ! De toute façon Elsa a peut-être blêmi sous la bassesse, mais elle a surtout rendu coup pour coup en leur demandant les yeux dans les yeux de s’expliquer ! Pauvres machos racistes : ils se tortillent comme des vers sur l’hameçon qu’ils ont lancé. Les voila tous pâles qui bredouillent qu’on les a mal compris. Elsa a du cran. Si vous voulez aider l’avant poste de la civilisation chez les barbares du fric prenez contact à l’adresse indiquée plus haut
Cette semaine nous avons abordés la question de l’eau à Fréjus. Nous sommes tellement sur le terrain que l’ensemble des tracts sont déjà partis…comme des petits pains diraient certains !
Comme cette question est essentielle je vous en reparle un peu ici. Cela fait des années que la gestion de l’eau est entachée localement par des irrégularités dénoncées par le CIDUE et par la justice à de nombreuses occasions. Nous trouvons cela particulièrement inacceptable qu’un bien aussi fondamental que vital qu’est l’eau servent à ce que de grands groupes se fassent des profits faramineux !
Au delà de ces irrégularités nous avons beaucoup de propositions pour nous battre contre la rareté de l’eau et pour organiser son économie…
Vous trouverez le tract ci-joint :

Quelles sont vos motivations, avez-vous l'ambition de ravir la mairie à Élie Brun ?
Oui, pour que les Fréjusiens reprennent les clefs de cette ville, qu'ils soient associés à tous les niveaux et qu'ils sachent ce qui se passe réellement dans leur cité. Dans cette campagne, nous leur dirons ce qui leur est caché : sur la situation financière avec un endettement à 2 372 E par habitant alors que la moyenne nationale pour ce type de ville est 1 029 E ; la gestion de l'eau, un scandale qui dure depuis 13 ans. Lorsque les Fréjusiens seront correctement informés, ils n'auront qu'une seule envie : reprendre les rênes.
Quelle analyse faites-vous de la gestion municipale ?
La situation se dégrade. Ce petit coin agréable de l'Est-Var est devenu un endroit où on n'arrive plus à se loger, le quotidien est de plus en plus difficile à supporter. Dans un bétonnage à outrance, la ville est devenue la Californie de l'Europe en vendant son âme aux gros groupes immobiliers. Nous voulons y mettre un coup d'arrêt.
Quelles sont les attentes des Fréjusiens que vous avez interrogés par questionnaire ?
Leur première priorité est le logement. Selon la préfecture du Var, il manque 2 401 logements sociaux à Fréjus pour respecter la loi SRU. Il n'y en a que 2 130 aujourd'hui et Élie Brun n'en propose que 1 000 supplémentaires d'ici 2014. Nous nous engageons sur le rattrapage en 6 ans, des rachats de logements pour les confier à des bailleurs sociaux et des constructions neuves, avec des dispositifs de financement d'État.
Les responsables locaux ont peur de parler de logements sociaux et se retranchent derrière les « logements pour actifs ». Il faut que cela cesse parce que la majorité de la population fréjusienne est éligible aux logements sociaux, avec un revenu médian inférieur à la moyenne nationale. Le Var est le premier département de France où les personnes âgées ont le plus recours à l'allocation vieillesse. Ce sont ces gens-là que l'on veut loger. L'accession à la propriété n'est pas pour tout le monde, occupons-nous du locatif. Qu'est-ce qu'Élie Brun fait pour ces gens-là, à qui on demande jusqu'à 4 fois le montant du loyer à l'entrée ? Je ne critique pas le service municipal du logement, mais quels sont les moyens qui y sont mis ?
Reconnaissez-vous l'évolution de la ville en 10 ans, du point de vue des équipements publics, du cadre de vie ?
La modification principale de Fréjus, c'est de s'être bétonnée. C'est des ronds-points tous les 250 m : les Fréjusiens nous disent qu'ils en ont ras-le-bol, surtout au prix où ils sont facturés. La ville sature, tout le monde le voit en fin d'après-midi sur l'avenue De Lattre. A l'heure du développement durable, des transports collectifs, à Fréjus, on fait des ronds-points?
Et Port-Fréjus II ?
On nous a promis des logements sociaux, on les attend. Tout comme on attend l'autofinancement annoncé, sans oublier ce que nous a coûté la première tranche.
Par ailleurs, je ne crois pas que les maires de Saint-Raphaël et Sainte-Maxime laisseront faire un casino à Port-Fréjus. Le seul intérêt serait la taxe, importante, qui profitera à la ville. Mais Fréjus mérite un autre type de développement qu'un complexe de luxe sans interaction sur la vie économique locale. Pourquoi ne pas défendre un projet industriel sur la ville, en lien avec la mer, par exemple ?
La confrontation gauche-droite a-t-elle un sens à Fréjus ?
Ça a un sens partout. Pourtant, on n'est pas dans une confrontation partisane mais dans une cohérence de projet et la question du logement social est déterminante à ce sujet. Au-delà des clivages électoraux, nous avons le sens de l'intérêt général. Élie Brun se targue de mener une politique de proximité, mais il est dans l'autopromotion permanente.
Quelle élue ferez-vous au conseil municipal ?
Nous faisons une proposition pour que le conseil municipal ne soit plus une chambre d'enregistrement. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à donner à un président de l'opposition la commission finances/travaux et celle des appels d'offres, d'ouvrir la communauté d'agglo à l'opposition.
Souhaitez-vous un débat avec Élie Brun ?
Oui, je pense que les Fréjusiens le méritent, projet contre projet, pour qu'ils puissent juger sur pièce. Le maire doit être comptable de son bilan. Il n'y a rien de déshonorant à ça, et c'est même une belle façon de faire de la politique.
Sylvain Mouhot
Je vous invite à lire Var Matin aujourd'hui.
Elsa Di Méo